dimanche 20 janvier 2008

T’sais quoi Tim Horton! Tu ne me manques même pas!

Je vous le dis comme ça, sans hésitation et sans regret. Tim Horton, en ce moment de ma vie, me dégoût. Actuellement, selon GoogleEarth, je me retrouve grosso-modo à 3520.95 kilomètres du Tim Horton le plus près de chez moi. Il se peut que la distance soit à la genèse de mon aversion présente pour cette institution canadienne de gastronomie, mais existe-il une autre possibilité?

Évidemment, ici en Angleterre, il n’y a pas de Tim Hortons. Néanmoins, en dépit de cette lacune grossière, je ne ressens aucun désir, aucune envie, inclinaison, ni appétence, pour prendre un de ses cafés décolorés, de mâcher un de ses beignes saturées d’hyper-calories ou de digérer son chili dégoûtant, ouache! Pour ceux et celles qui le fréquentent, je vous demande, mais quelle est l’allure de ce resto débordant de Canadiens quasimodoesques!? Est-elle appétissante la bouffe? Est-ce que leur café patriotique vous réchauffe le cœur? C’est quoi l’affaire?

En réalité, moi aussi, je pense de temps en temps à un tout petit croque-monsieur à la hortonne; ou bien, un délicat sandwich à la salade de poulet, trempé dans le chili qui est, tout considéré, onctueux et subtilement délicieux. D'ailleurs, j’aime bien leur café, bon et chaud. Franchement, j’adore Tim Horton et tout ce qu’il sert, mais çà ne vous donne pas le droit de me traiter d'hypocrite là!

J’imagine que s’il y en avait un à proximité, je n’aurais pas de raison de chialer de même. De fait, il y a un petit creux qui se manifeste depuis quelques mois à l’intérieure profonde de ma bedaine florissante (bedaine florissante? De quossé....?!?). Et oui, elle ne saurait être bourrée que par un trio de M. Tim, complète avec une grosse beigne délicieuse et malpropre, laquelle fondera sur ma langue et s’avalera grâce à du café au lait chauffant et crémeux.

Tout étant dit, je ne peux vous mentir mes amis, cette expérience gastronomique par excellence me manque. Cependant, je ne m’abaisserai pas jusqu’au point de vous demander de m’envoyer des beignes par la poste. Quoique, si vous voulez avoir l’obligeance de me rendre un petit service, quelqu’un, n’importe qui, vous pouvez faire parvenir du café Tims ainsi que deux beignes à l’érable, O.P.C, aux coordonnées suivantes :

Donc M. Horton, je te salueras sitôt que je suis de retour en sol canadien. J'exclamerai (à l’instar de mon arrière-grand-père qui, en buvant du fort et avant de s’aplatir le nez dans le bouette, chanta toujours): « cochonnerie que c’est bon »!

En autres termes, j'avoue de tout coeur que le Tim Horton, c’est bon. Et que le yâbe vous emporte si vous n'êtes pas d'accord. Il vous enverra en l’air jusqu’à Gjoa Haven. C’est au Nunavut ça. C’est loin le Nunavut. Loin et froid et noir. Tant pis pour toé, hein?

Le Grand Duc et son Tim Horton manquant, (Où-où!!)

Hou-hou!

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